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espèces d’outre-mer sont endémiques

biodiversité & connaissances

Kaori de forêt, Nouvelle-Calédonie © Mickaël T / CC

Kaori de forêt, Nouvelle-Calédonie © Mickaël T / CC

Source des données

La notion d'endémisme

Qualifier une espèce d’endémique, cela veut dire que sa répartition est limitée à une zone géographique peu étendue et qu’elle ne se retrouve nulle part ailleurs dans le monde. Cela donne au territoire en question une responsabilité particulièrement forte dans la conservation du patrimoine mondial. On parle également d'espèces "sub-endémiques" lorsque leur répartition s'étend sur quelques territoires proches mais reste très limitée. En raison de cette aire de répartition géographique restreinte, ces espèces sont généralements plus sensibles aux pressions liées aux activités humaines et se retrouvent plus souvent en danger de disparition que les espèces plus largement répandues.

Reflet de l'état actuel des connaissances, ce chiffre peut augmenter en raison de l'amélioration des connaissances scientifiques et de la découverte de nouvelles espèces, mais il peut également diminuer lorsque des espèces s'éteignent.

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Colibri à tête bleue, Martinique © Fabien Lefebvre

Colibri à tête bleue, Martinique © Fabien Lefebvre

Un taux d’endémisme plus élevé dans les îles ?

On trouve un nombre plus important d’espèces endémiques dans les îles par rapport aux continents en raison de leur isolement géographique : les espèces y ont évolué séparément par rapport à celles sur le continent. Ainsi, plus une île est ancienne, plus il est probable que son taux d’endémisme soit élevé, comme par exemple en Nouvelle-Calédonie où 30 % des espèces du territoire sont uniques au monde. L’endémisme est également beaucoup plus important chez les espèces terrestres que chez les espèces marines, le milieu marin étant plus ouvert et permettant une connexion plus importante des habitats.

endémique

Quelques exemples

Le Tiaré Apetahi (Sclerotheca raiateensis) en Polynésie Française, le Colibri à tête bleue (Cyanophaia bicolor) en Martinique, le Gecko vert de Manapany (Phelsuma inexpectata) à La Réunion, le Cagou (Rhynochetos jubatus) en Nouvelle-Calédonie, ou encore le Choux de Kerguelen (Pringlea antiscorbutica) dans les Terres australes françaises, chaque territoire d'outre-mer possède de nombreuses espèces uniques. Largement couverte par la très riche forêt amazonienne, la Guyane compte près de 9 % d'espèces endémiques (ou sub-endémiques de la région du plateau des Guyanes). Seul Saint-Pierre-et-Miquelon ne compte aucune espèce connue spécifique au territoire, l'archipel étant très proche de Terre Neuve.

On trouve malheureusement un grand nombre d'espèces endémiques éteintes, comme le Solitaire de La Réunion (Threskiornis solitarius) (souvent confondu à tord avec le Dodo de l'île Maurice) ou l'Amazone de la Martinique (Amazona martinicana), tous deux disparus depuis la fin du 18e siècle. De nombreuses espèces endémiques se sont sans doute éteintes avant même d'avoir été découvertes.

L’indicateur par territoire

Nombre d'espèces endémiques

0

Saint-Pierre-et-Miquelon

1 399

Guadeloupe

700

Martinique

70

Saint-Barthélemy

63

Saint-Martin

2 551

Guyane

8 673

Nouvelle-Calédonie

2 673

Polynésie française

29

Wallis-et-Futuna

1 558

La Réunion

335

Mayotte

38

Îles Éparses

199

Terres australes françaises

2

Terre Adélie

16

Clipperton

écogestes
Coq-de-roche orange, Guyane © Raphael Gailhac
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espèces sont indigènes dans les outre-mer