Partez à la rencontre des espèces et des écosystèmes ultramarins

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Noddis noirs (Anous minutus), Wallis-et-Futuna © Tristan Berr

Noddis noirs (*Anous minutus*), Wallis-et-Futuna © Tristan Berr Noddis noirs (*Anous minutus*), Wallis-et-Futuna © Tristan Berr

20 % d'espèces menacées

Dans les territoires d’outre-mer, 20 % des espèces sont considérées comme éteintes ou en danger d’extinction selon la Liste rouge des espèces menacées. Comment ce chiffre est-il calculé ? Quelles sont les menaces qui pèsent sur les espèces ? Quelles actions sont mises en place pour les préserver ?

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Rainette de Gaucher (Dendropsophus gaucheri), Guyane © Raphael Gailhac - Office français de la biodiversité

 Rainette de Gaucher (*Dendropsophus gaucheri*), Guyane © Raphael Gailhac - Office français de la biodiversité  Rainette de Gaucher (*Dendropsophus gaucheri*), Guyane © Raphael Gailhac - Office français de la biodiversité

Tous acteurs de la préservation de la biodiversité

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Plantation de palétuviers par les scolaires du village Utufua, Wallis-et-Futuna © Angelina Tofili

Plantation de palétuviers par les scolaires du village Utufua, Wallis-et-Futuna © Angelina Tofili Plantation de palétuviers par les scolaires du village Utufua, Wallis-et-Futuna © Angelina Tofili

« Il faut amener les gens à s’intéresser aux insectes pollinisateurs de Martinique »

Rencontre avec Eddy Dumbardon-Martial, entomologiste martiniquais qui tente de mettre en lumière une faune encore mal connue en Martinique et pourtant d’une haute valeur patrimoniale.

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Le Vonvon (Xylocopa fimbriata) un xylocope observé en Martinique © Eddy Dumbardon-Martial

Le Vonvon (*Xylocopa fimbriata*) un xylocope observé en Martinique © Eddy Dumbardon-Martial Le Vonvon (*Xylocopa fimbriata*) un xylocope observé en Martinique © Eddy Dumbardon-Martial

Le Compteur de biodiversité outre-mer

Les territoires d’outre-mer français présentent une biodiversité particulièrement riche et variée, mais fragilisée par les activités humaines. La mission du Compteur est de donner une vision d’ensemble des enjeux liés à la biodiversité en outre-mer afin que chacun, résident ou voyageur de passage, puisse s’informer et s’impliquer à son échelle pour la préservation de cette biodiversité exceptionnelle.

à propos

Les outre-mer regroupent 80 % de la biodiversité française, réinventons, adaptons notre façon de vivre et de voyager

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  • Guadeloupe

    Formée de deux îles principales, Basse-Terre et Grande-Terre, séparées par un bras de mer et entourées de plusieurs dépendances et d’îlets, la Guadeloupe, en raison de sa taille, son altitude, sa géologie et la diversité de ses paysages, est le territoire le plus riche en espèces, notamment endémiques, des Petites Antilles.

    1 628

    km2

    390 253

    hab.

    10 279

    espèces indigènes

    1 399

    espèces endémiques du territoire

    42 %

    du territoire couvert par la forêt

    1989

    Création du premier parc national d’outre-mer

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  • Martinique

    Au cœur de l’arc des Petites Antilles, la Martinique, baptisée Ioünacaera « l’île aux iguanes » par ses premiers occupants amérindiens, présente une grande diversité de paysages. Au nord, des forêts humides bien conservées entourent le volcan de la Montagne Pelée. Le sud, plus sec et d’une altitude plus faible, est plus peuplé et urbanisé. L'île est entourée de 48 îlets, répartis principalement sur la côte atlantique, sur lesquels on retrouve une végétation adaptée aux milieux très secs et qui accueillent de nombreux oiseaux nicheurs.

    1 128

    km2

    372 594

    hab.

    7 009

    espèces indigènes

    48

    Ilets répartis autour de l'île

    40

    espèces de coraux recensées dans les eaux de l'île

    2/3

    de l'île couverts par le Parc naturel régional

    2 000

    hectares de mangroves sur le territoire

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  • Nouvelle-Calédonie

    La Nouvelle-Calédonie se caractérise par le taux d'endémisme particulièrement élevé de sa flore (76 % d'espèces endémiques) et de sa faune terrestre, ainsi que l'existence d'écosystèmes terrestres remarquables : forêt humide, maquis minier, zones humides... La biodiversité marine est également d'une richesse exceptionnelle avec plus de 20 000 espèces recensées, dont plus de 400 espèces de coraux, plus de 2 000 espèces de poissons et 30 espèces de mammifères marins. L'archipel abrite la seconde plus grande barrière récifale au monde, longue de 1 600 km et quasi-continue.
    Cette richesse est reconnue au niveau international par l'inscription des lagons de Nouvelle-Calédonie au Patrimoine mondial de l'UNESCO ou encore des lacs du Grand Sud sur la liste Ramsar.

    16 624

    km2

    271 407

    hab.

    26 984

    espèces indigènes

    76%

    de la flore est endémique

    2e

    Plus grande barrière de corail au monde (1 600 km)

    plus de 400

    espèces de coraux

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  • Polynésie française

    À plusieurs milliers de kilomètres des continents les plus proches, la Polynésie française, avec ses 118 îles réparties en 5 archipels (Australes, Société, Marquises, Tuamotu, Gambier), s’étend sur une surface grande comme l’Europe. On trouve une grande diversité géomorphologique, des îles volcaniques hautes jeunes de moins d’un million d’années (Tahiti) aux atolls de plusieurs dizaines de millions d’années, ainsi qu’une grande amplitude climatique, allant du climat subtropical au quasi-équatorial. L’extrême isolement géographique des îles de la Polynésie française est à l’origine d’un taux d’endémisme particulièrement élevé de la faune et la flore terrestre, mais il rend aussi la gestion des espaces naturels plus difficile. La nature et la culture sont souvent indissociables dans les savoirs traditionnels du fenua.

    3 520

    km2

    279 300

    hab.

    11 776

    espèces indigènes

    118 îles

    réparties sur 5 archipels

    15 000 km2

    de lagons

    Plus de 525

    espèces de mollusques terrestres, dont 95 % d'endémiques

    Plus de 885

    espèces de plantes vasculaires indigènes

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  • Wallis-et-Futuna

    A l’est de la Nouvelle-Calédonie, trois îles aux profils très différents composent le territoire français le plus éloigné de la métropole : l’archipel de Wallis-et-Futuna. L’île de Wallis, aussi appelée 'Uvea, est entourée par un vaste lagon et des îlots coralliens et concentre les 2/3 de la population. A 230 km à l’ouest se trouvent les îles Horn séparées par un détroit : Futuna, au relief escarpé, et Alofi, quasiment non-habitée et encore largement recouverte de forêt primaire. La connaissance de la biodiversité de l’archipel est encore assez incomplète mais a beaucoup progressé ces dernières années.

    142

    km2

    11 558

    hab.

    2 691

    espèces indigènes

    19

    îlots dans le lagon autour de Wallis

    230 km

    entre Wallis et les îles Horn (Futuna et Alofi)

    369

    espèces de plantes vasculaires indigènes

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  • La Réunion

    « L’île intense » est située sur un point chaud de biodiversité et présente un fort taux d’endémisme. Les milieux naturels y sont relativement bien conservés par rapport aux autres îles des Mascareignes (Maurice et Rodrigues) en raison du relief escarpé. De nombreuses espèces ont toutefois disparu depuis l’arrivée des humains au 16e siècle sur une île alors inhabitée. Forêts humides, ravines et rivières, cirques et remparts, volcan, récif corallien... La Réunion présente une diversité d’écosystèmes et une forte volonté de les préserver.

    2 512

    km2

    853 659

    hab.

    10 463

    espèces indigènes

    3 500

    hectares de récifs coralliens protégés par la réserve marine

    2007

    Création du Parc national de La Réunion

    1 738 espèces

    de plantes vasculaires indigènes

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  • Mayotte

    Située dans l’archipel des Comores, au nord-ouest de Madagascar, Mayotte est un trésor de biodiversité. Une barrière récifale de 140 km de long entoure les deux îles principales ainsi que 18 îlots, et délimite un vaste lagon, l’un des plus grands et des plus profonds du monde. Ces eaux abritent une incroyable diversité d’organismes marins : poissons, mollusques, coraux, mammifères marins...
    Le milieu terrestre n’est pas en reste : Mayotte apparaît comme l’une des îles océaniques tropicales les plus riches du monde en termes de flore indigène, au regard de sa superficie. On y trouve de nombreuses espèces endémiques, ou sub-endémiques à l’archipel des Comores. Les milieux naturels mahorais sont cependant fortement dégradés par les activités humaines, en raison notamment d’une très forte densité de population.

    377

    km2

    279 500

    hab.

    6 039

    espèces indigènes

    1 100 km2

    de lagon

    300 espèces

    de coraux

    667 hectares

    de mangrove

    24 espèces

    de mammifères marins

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  • Terres australes françaises

    Fjords, glaciers, falaises, cratères, vallées à la végétation rase… Les Terres Australes françaises– aussi appelées îles subantarctiques - fascinent par leur isolement et leur nature brute et inhospitalière. Au sud de l’océan Indien entre les 40e rugissants et les 50e hurlants, ces îles volcaniques balayées par les vents présentent des paysages exceptionnels et abritent l’une des plus fortes concentrations et diversités d’oiseaux marins au monde. Leurs eaux sont également très riches, accueillant de nombreux mammifères marins qui viennent s’y nourrir. Ces îles sont classées en Réserve naturelle nationale depuis 2006 et inscrites sur la Liste du Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2019.

    7 621

    km2

    0

    hab.

    2 378

    espèces indigènes

    47 espèces

    d'oiseaux marins

    672 969 km2

    d'aires protégées

    35 espèces

    de végétaux indigènes

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  • Guyane

    Située entre le Brésil et le Suriname, la Guyane est le plus vaste territoire d’outre-mer français, et le seul non insulaire. Il est en majorité recouvert de forêts tropicales humides, excepté sur la bande côtière où se trouve une mosaïque d’habitats plus ou moins ouverts : plages, mangroves, savanes, forêts marécageuses et marais. Il est difficile de résumer la diversité des espèces guyanaises tant elle est vaste, aussi bien chez la faune que la flore, et une grande partie est encore largement méconnue. Un hectare de forêt peut abriter plus de 300 espèces d’arbres, soit plus d’espèces qu’il n’y en a dans toute l’Europe continentale, et la diversité totale des insectes de Guyane est estimée à plus de 100 000 espèces. Bien que les milieux guyanais soient encore relativement préservés des activités humaines, certaines pressions, dont l’orpaillage, sont très préoccupantes.

    83 846

    km2

    296 711

    hab.

    27 794

    espèces indigènes

    96 %

    du territoire est recouvert de forêts

    Plus de 1 800

    espèces d'arbres

    600 km2

    de mangroves

    Près de 700 espèces

    d'oiseaux

    Plus de 500 espèces

    de poissons d'eau douce et saumâtre

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  • Saint-Pierre-et-Miquelon

    Au sud de l'île de Terre Neuve (Canada), l'archipel se compose de la petit île de Saint-Pierre, où se concentre la majorité de la population, et des îles de Miquelon et Langlade, plus sauvages et préservées. Situé à la confluence du courant froid du Labrador et des eaux plus chaudes du Gulf Stream, l'archipel présente une biodiversité unique en France et une myriade d'écosystèmes, dont la seule forêt boréale française, de très importantes populations d'oiseaux marins et une grande richesse sous-marine.

    242

    km2

    6 274

    hab.

    2 083

    espèces indigènes

    La seule

    forêt boréale française

    86 %

    des habitants de l'archipel résident à Saint-Pierre

    1 000

    hectares de lagune et de marais au Grand Barachois

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Des études inédites sur la biodiversité des outre-mer

L'équipe du Compteur travaille avec ses partenaires sur le développement de nouveaux indicateurs pour enrichir les données disponibles. Des travaux sont également menés sur la perception de la nature et le rapport aux outils numériques.

Dans le cadre du projet de Compteur, le premier état des lieux des programmes de sciences participatives dans les outre-mer est en cours de réalisation.

Saisie d'un anaconda par des agents de l’OFB, Guyane © Raphael Gailhac

Saisie d'un anaconda par des agents de l’OFB, Guyane © Raphael Gailhac

Tortue verte juvénile dans la vasière des Badamiers, Mayotte © François-Elie Paute, *Oulanga Na Nyamba*

Tortue verte juvénile dans la vasière des Badamiers, Mayotte © François-Elie Paute, Oulanga Na Nyamba

Protéger les tortues de Mayotte avec l'association Oulanga Na Nyamba

En shimaoré, Oulanga Na Nymaba signifie « Environnement et Tortues ». L'association œuvre depuis 1998 pour la préservation de la biodiversité mahoraise, en particulier les tortues marines et leur habitat. Rencontre avec Jeanne Wagner, sa directrice.

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